Hello !!

 

J'ai découvert bêtement que l'un de mes articles (celui ci) avait été reprit par le site Pure Famille.

J'ai du coup eu envie de faire un bilan, car cet article a quand même presque 4 ans (ouep, le temps passe vite !)

Tout d'abord, je dois avouer que les dernières années de primaire n'ont pas été évidentes. Un réel fossé s'est créé entre mon fils et les autres enfants; Il n'avait presque pas d'amis, était souvent seul, et j'avais peur de cet isolement.

Mais je me suis surtout rendu compte que mon fils n'avait pas les mêmes loisirs ni les mêmes gouts que ses camarades, et dans le fond c'était surtout cela qui créait un fossé.

Il n'a jamais cherché à se faire des amis, ou se forcé à apprécier des camarades. Il était poli, gentil, mais "souvent dans son coin" comme le disait les maitresses années après années. J'en discutais avec lui, et il n'avait pas l'air d'en souffrir. Moi par contre je me disais que quelque chose clochait, qu'il devait être malheureux à l'école etc..

C'est finalement cette année, en rentrant en 6ème que j'ai compris.

Il n'a en effet pas les mêmes loisirs que ses camarades. Par exemple, il adore jouer aux echecs. Ce qui passe mal en récré quand ses camarades veulent eux jouer au foot. Du coup il joue avec un prof 2 fois par semaines et il est super content.

Concernant ses gouts musicaux, idem. Quand les autres parlent de Jul ou Maitre Gims, mon fils lui parle de Queen et des Who.

Pas trop la même chose en effet.

Là où les choses différent avec la primaire, c'est que cette différence ne crée plus de moqueries. Au contraire, il est quelqu'un de particulier, d'original. Ses professeurs me le disent souvent, qu'il a son univers, qu'il en parle avec plaisir et aime faire découvrir ce qu'il aime aux autres. Autrement dit, il n'est pas enfermé dans son univers.

Les élèves sont aussi beaucoup plus curieux de cela et si avant les moqueries fusaient, désormais il a quelques copains avec lesquels il parle de musique, de films, de jeux vidéos et d'actualité.C'est ce dont je suis la plus fière je crois, qu'il ai su s'intégrer sans avoir à jouer un personnage, sans avoir à tricher. Il est resté lui même, très bon élève, rieur, doux et gentil, il a su évoluer et se faire accepter sans forcer.

 

Finalement les craintes venaient uniquement de moi. Car à aucun moment il n'a exprimé la moindre souffrance. Alors que je l'imaginais seule au monde à l'école, en réalité il profitait de ces moments seul pour faire ce qu'il aime ou en discuter avec d'autres.

 

Je crois que nous ne devons jamais présumer de la force de nos enfants, de leur caractère.